Vous ne le saviez peut-être pas, mais votre serviteur est un gros mordu de jeux de plateau et de stratégie en tout genre… et en particulier de “deck building”, ces jeux de cartes où il faut construire sa pioche petit à petit en faisant l’acquisition de cartes disponibles pour tous sur la table…
Peut-être avez-vous déjà entendu parler de DOMINION, la grosse référence du genre, le jeu qui a posé clairement les bases du “deck building”. Il en existe pléthore des jeux de ce genre… mais désormais, il faudra compter avec un nouveau poids lourd : ASCENSION !

Illustration de couverture de la boîte
Très immersif, simple à appréhender mais très TRES riche à jouer, ASCENSION s’adresse tout de même aux joueurs avertis, prêts à s’investir dans un jeu de longue haleine, qui révèle toute sa puissance au fil de plusieurs parties. Ce n’est donc clairement pas un jeu à sortir après un repas bien arrosé face à des joueurs occasionnels plus enclins à se faire un jeu d’ambiance pour accompagner le calva du papy.

Tout début de partie… déchaînement d’âmes en vue !
En revanche, si vous aimez les jeux de cartes de belle facture, et voyager dans un monde médiéval fantasy porté par un graphisme hors du commun, ASCENSION est fait pour vous !
Némésis, LA sale bête du jeu…

…et Emri, le héros bourrin taillé sur mesure pour lui régler son compte !
Bon, je ne vais pas expliquer les règles du jeu, ce serait trop long et d’autres le font mieux que moi ailleurs. Donc voilà quelques liens pour découvrir la bête :
La fiche du jeu sur le portail TRIC TRAC
Une vidéo d’explication sur TRIC TRAC TV
Si vous avez un iPhone et que vous causez l’english, le jeu est dispo gratuitement !

ENJOY !
Dernière note pour fêter la sortie du TUEUR DU BOIS MESDAMES chez Même pas Mal : des fan arts ! Cédrick Le Bihan et moi avons eu beaucoup de chance : des auteurs talentueux ont passé du temps à réaliser de magnifiques dessins prenant pour thème le bouquin. Initialement, ces dessins devaient figurer dans des pages “bonus” de l’album, mais pour des raisons de coûts, l’idée a été abandonnée par l’éditeur.
Voici tous ces fameux dessins réunis ici ! Un million de mercis aux auteurs pour vos superbes travaux. On est très très touché ! :)

Antoine BRIVET
http://abrivet.free.fr

Florent BOSSARD
http://fbossard.blogspot.fr/

David FRANCOIS
http://francoisdav.blogspot.fr/
Pierre-Henry “Peer Lipo” GOMONT
http://peerlipo.blogspot.fr/

Thierry LAMY
http://tinyurl.com/skraeling
https://www.facebook.com/thierry.lamy
https://www.facebook.com/HellWest

Gilles LE COZ
http://www.sandawe.com/FR/projectdetail.awp?P1=20
Vincent “Hardoc” LEMAIRE
http://chezhardoc.blogspot.fr/

Alexis SENTENAC
http://tinyurl.com/cabsatelier
https://www.facebook.com/sentenac.alexis

Guillaume TAVERNIER
http://tavernier.guillaume.free.fr

Damien VENZI
http://damv.tumblr.com/
http://tinyurl.com/skraeling
Au cas où vous ne seriez pas au courant, LE TUEUR DU BOIS MESDAMES est sorti le 15 novembre aux éditions Même pas Mal, avec Monsieur Cédrick Le Bihan au dessin, et ma pomme au scénario.
Il y a même une petite bande annonce en images : http://el.dudo.free.fr/t-tueur
Cette note de blog est dédié à la conception de l’album !

La couverture de l’album… ça met un peu dans l’ambiance !
La genèse du TUEUR DU BOIS MESDAMES part d’une belle opportunité. Cédrick Le Bihan, rencontré sur l’excellent site Café Salé, présente avec un co-auteur les planches d’un projet BD nommé “Léon Clipsdale”. Il s’agit d’un polar urbain, qui s’annonce de fort belle facture. Cédrick et moi sympathisons ainsi autour de “Léon”.

Une case d’une planche de “Léon Clipsdale”
C’est alors que le co-auteur part vers d’autres horizons, laissant le dossier “Léon Clipsdale” inachevé. Nous démarrons alors une collaboration : l’idée est de reprendre les personnages “principaux” (Léon et Delgado) posés par Cédrick, et de les projeter dans une autre histoire.


Premières recherches pour Clipsdale et Delgado… Au départ, l’album devait être encré
Dans la campagne forézienne où j’ai passé une partie de mon enfance, il y a une vieille chapelle à proximité d’un bois. Entouré de pierres représentants les étapes de la crucifixion du Christ, ce lieu impressionnant devient rapidement un terrain de jeu hors du commun pour mes copains et moi, entre interdiction d’être là et peur sourde imposée par l’endroit. Cette chapelle m’a inspiré l’histoire du Tueur du Bois Mesdames.

La chapelle a failli être un moulin abandonné !
Le lieu est posé, les protagonistes aussi… Ce sera un hui-clos, entre deux personnages aussi barrés l’un que l’autre… Mais que raconter ? La saison 1 de la série BREAKING BAD me donne alors l’étincelle qui manque : dans 2 ou 3 épisodes, un mafieux est garrotté par le cou à un poteau dans la cave du héros, qui hésite entre le libérer ou l’éliminer. La confrontation entre les deux personnages oscillent entre haine, écoute, sympathie et dégoût. J’adore… et je décide sans honte d’incorporer cette idée au scénario.

Krazy8, le gangster retenu par un antivol dans la cave de Walter White dans BREAKING BAD
Les pièces principales du puzzle sont là. Boosté par les excellents travaux préparatoires de Cédrick, je bois du petit lait : l’écriture coule toute seule, sans temps mort. Le dossier bouclé, nous le présentons aux éditeurs : personne n’en veut, si ce n’est MEME PAS MAL, un éditeur modeste mais qui tombe en amour de notre Tueur, et nous laisse carte blanche quant à la création.
Seule condition : ne pas encrer, afin de garder toute la force du crayonné de Cédrick.
Par Zeus, quelle riche idée, n’est-ce pas ?
Dernière note ENVERS DU DECOR pour la sortie du tome 2 de TORTUGA ! Du coup, cette note est un peu plus volumineuse que les autres, petits veinards.
> Y A-T’IL EU PLUSIEURS VERSIONS DU SCENARIO DE TORTUGA ?
Oui, et la réponse est… sept ! Au départ, les orientations scénaristiques étaient très différentes. Juan Valverde était un jeune chasseur de pirates spaniard, taciturne et déterminé… C’était le gentil de l’histoire ! L’Ankou (le bad ass pour le coup) souhaitait prendre le train d’argent (des galions chargés d’or pillé sur le continent américain) lors de son voyage vers l’Espagne. Pour cela, il kidnappe Dolores, fille adoptive du gouverner de Santiago de Cuba, qui n’est autre que la soeur de Valverde. Celui-ci va devoir trahir l’Espagne et dérober les cartes de navigation du train d’argent pour le compte de l’Ankou.

La Flibuste joue donc le rôle des méchants. Eric Gorsen n’existe pas dans cette histoire. L’Ankou est assisté de Marie la Rouge (totalement barrée et accroc au sexe), le Menhir, et le Gandin (fin tireur très séduisant… qui finira dans les bras de Dolorès). Jacques Darnufle est un conseiller du gouverneur de Santiago… empoisonneur et agent infiltré des français.

Au final, une première version très poussive et assez tirée par les cheveux, avec une utilisation uniquement esthétique de la technologie “sailpunk” des espagnols.
Gageons que la version que vous tenez entre les mains est bien meilleure que celle-ci !
> DANS LE VENTRE DU POTENTE…
Dans TORTUGA, le Potente (“le puissant” en français) est le plus gros et dangereux galion jamais fabriqué par les espagnols. Equipé d’énormes tunnels à vent, ce navire est un bijou de technologie… et réserve quelques surprises à Gorsen et ses hommes ! Il est l’atout principal de Valverde dans sa chasse à la nouvelle Flibuste.
Quelques images de la cale technique (sans texte pour éviter les spoilers) :



> LE MARV HARREK ET LE RICHELIEU
Les 2 navires flibustiers, appartenant respectivement à Eric Gorsen et l’Olonnais, sont des bricks. Navire à 2 mats avec un faible tirant d’eau et une seule rangée de canons, les bricks sont de taille modeste mais très maniables. Avec les sloops, ils sont les navires les plus prisés des pirates et autres corsaires de l’époque.

Le Marv Harrek a quai à Plage Noire…

Et le “UNICORN”, le brick qui a servi comme “BLACK PEARL” dans PIRATES DES CARAÏBES
A noter qu’Antoine a volontairement triché sur les designs des bricks : “en vrai”, un brick est plus petit, n’a pas de château (cabine et pont supérieur) à l’arrière, et certainement pas un château à 2 étages comme le Marv Harrek. Pour les besoins du scénario, j’avais besoin qu’Eric dispose d’une cabine fermée sur son navire… d’où la prise de liberté et l’ajout du château sur le Marv Harrek et le Richelieu !
La 3ème note “Envers du décor” toujours consacrée à TORTUGA ! Aujourd’hui, place à Marie la Rouge, fille de l’Ankou, mais aussi à la chanson “de marins” entonnée par Jacques dans le tome 2.
> ON VEUT TOUT SAVOIR SUR “LA ROUGE” !
Marie la Rouge, de son vrai nom Marie Le Gouic, est la fille d’Erwan Le Gouic, dit l’Ankou, célèbre pirate d’origine bretone devenue légende. Plutôt garçon manqué dans sa tête, c’est une farouche guerrière qui n’a peur de rien, sautant en première ligne sur les ponts ennemis lors des abordages.
Second de l’Ankou, elle n’a d’autre choix que de s’enfuir avec l’Olonnais et les flibustiers survivants en direction de Plage Noire après la mort de son père et la prise de la Tortue par les espagnols.


Des images de Marie dans le tome 1…


…et dans le tome 2 ! Admirez au passage le niveau de dessin pris par Antoine Brivet entre les 2 opus !
Phénomène amusant, La Rouge était initialement un personnage fou à lier, aimant torturer les prisonniers espagnols après les avoir chevauchés sauvagement pendant des heures. Elle devait être armée d’un fouet, son arme de prédilection, et était plutôt courtement vétue. Mais l’écriture du scénario a naturellement évité les éléments trop violents ou crus, pour se diriger vers un récit d’aventure plus “grand public”… non pas par calcul - ceux qui ont lu MA VIE DE ZOMBIE ou AVEC LES MORTS savent que le politiquement correct n’est pas mon truc - mais par envie de donner toute sa dimension à l’Aventure avec un grand A.
> MAIS QUE CHANTE DONC JACQUES, FIN SAOUL LORS DE LA FIESTA SUR PLAGE NOIRE ?
Jacques braille non pas une chanson de marins, mais un morceau du groupe LES NONNES TROPO, trio qui émane des VRP.

DE RETOUR DE LA NOCES a de forts accents bretons, et raconte la descente aux enfers de 3 poivrots qui se sont moqués de nonnes croisées au hasard d’une balade.
Je vous recommande d’ailleurs l’écoute de l’album LE COUVENT. Un bijou, à tout niveau !
Aujourd’hui dans l’Envers du Décor, toujours dédié au tome 2 de TORTUGA, un petit tour du côté de ces damnés spaniards !
> MAIS DE QUI EST INSPIRE L’AFFREUX VALVERDE ?
Don Juan Valverde, le méchant de TORTUGA, est directement inspiré de Don Alfonso, le salopard espagnol du PIRATES ! de Polanski. Air terriblement hautain, fureur sous-jacente qu’il a parfois du mal à dissimuler, perruque aussi longue que la barbe du prophète… jusqu’à la petite cicatrice sous l’oeil, infligée par la Grenouille dans PIRATES ! et par Eric Gorsen dans le tome 1 de TORTUGA.

Don Valverde vs. Don Alfonso, who’s the worst bad ass ?
Néanmoins, avec le temps et l’écriture du scénario de TORTUGA, Valverde se forge une personnalité bien à lui, avec des traits de caractère que n’a pas Don Alfonso. Ce dernier est d’une fidélité inébranlable à l’Espagne, tandis que Valverde n’est qu’un affreux arriviste. En outre, le méchant de TORTUGA s’illustre par des provocations et des crises de nerf de plus en plus brutales tout au long du tome 2. Son unique obsession ? La vengeance, la vengeance et encore la vengeance… alors que Don Alfonso songe surtout à ramener le trône de Capatec Hanahuac au roi d’Espagne. Et accessoirement, Valverde collectionne les peintures de têtes de pirates tranchées !

> MAIS LES ESPAGNOLS ÉTAIENT-ILS SI PUISSANTS DANS LES CARAÏBES ?
Un peu mon neveu ! Sans les tunnels à vent et autres réjouissances technologiques qui équipent leurs navires dans TORTUGA, les spaniards mettent la main très tôt sur 90% des îles des Caraïbes, ainsi que sur le Golf du Mexique. La conquête du Nouveau Monde leur a donné une sacrée longueur d’avance, sur le plan exploration mais également militaire. Sans oublier les pillages systématiques des richesses d’Amérique du Sud, ramenées à Madrid via un convoi réguliers de 5 galions blindés de soldats et de canons, nommé le Train d’Argent.

La carte ci-dessus montre la situation géo-politique après l’éradication de la Flibuste, fin XVIIème, d’où l’absence d’attaques pirates depuis la Tortue par exemple.
Les quatre grandes nations présentes dans le coin, à savoir les espagnols, les français, les anglais et les hollandais, passent de la guerre à la paix de manière parfois très rapide, et vice versa, en fonction des traités et des conflits qui se passent en Europe. Mais parfois, la distance aidant, certains notables prennent leurs aises avec les obligations envers leurs rois. La frontière entre corsaires et pirates est souvent très mince, voire inexistante pour certains… y compris chez les espagnols.
La Flibuste est un cas un peu à part : fédérée dés 1965 par Monsieur D’Ogeron, le gouverneur français de la Tortue, elle restera fidèle au roi de France pendant plusieurs années… un exploit ! D’Ogeron a su mettre boucanniers et flibustiers dans sa poche, en leur vendant des prostituées venues d’Europe : sous prétexte de mettre fin au matelotage, qui favorisait les relations homosexuelles entre marins, phénomène inacceptable pour l’Eglise, le gouverneur fraichement nommé gagna d’un coup en notoriété, tout en se faisant un bon pactole au passage. Simple, efficace, imparable.
D’Ogeron intervient chronologiquement après le tome 2 de TORTUGA, après la reprise de la Tortue par Marie la Rouge. S’il y avait eu un tome 3, ce gouverneur malin aurait été un personnage majeur du récit !

Afin de célébrer dignement la sortie du tome 2 de TORTUGA, j’entreprends une série de notes dévoilant des petits secrets de fabrication du bouquin.
Rassurez-vous, c’est garantie 100% SANS SPOILER !
Commençons donc avec PLAGE NOIRE, le repère du pirate L’OLONNAIS, si souvent évoqué dans le tome 1.
> MAIS OU EST DONC PLAGE NOIRE ?

Vue aérienne des quais de Plage Noire, dans la toute première scène du tome 2 !
Plage Noire se situe à l’extrémité Sud-Ouest d’Hispanolia, dans l’actuelle Haïti. Il s’agit d’une petite anse un peu montagneuse et très verte, à l’écart des grandes villes et pourtant proche des passages maritimes.

Extrait d’une carte de l’époque (Ouest d’Hispaniola), avec en rouge la Tortue et Plage Noire
Ce lieu est fictif, il n’existait pas de repère de flibustiers à cet endroit. Le nom est inspiré de SID MEIER’S PIRATES, un jeu vidéo auquel j’ai beaucoup beaucoup joué dans ma jeunesse. Il y avait dans le jeu un lieu nommé ainsi, un comptoir illégal français !
> MAIS QUI EST DONC L’OLONNAIS ?
Jean Nau, dit l’Olonnais (car originaire des Sables d’Olonne en Vendée), a réellement existé ! Membre très actif de la Flibuste au XVIIème siècle, il s’est illustré par sa sauvagerie incroyable envers les espagnols, et par la prise de Maracaïbo avec son compère Michel le Basque.


L’Olonnais de TORTUGA, accompagné de Borraco, son âme damnée…
… et le vrai Jean Nau !
Ce brave homme, adepte de tortures inédites à l’époque, a fini ses jours découpé et rôti sur un boucan, après avoir été capturé par des indigènes suite à l’échouage de son navire sur un banc de sable.
> Lien vers la page Wikipédia sur L’Olonnais
A bientôt pour un nouvel “envers du décor” spécial TORTUGA !
Morgann Tanco est en plein SIORN. Et parfois, ça tâche. Car oui, 1000 fois oui, on ne fait pas une BD héroïque franchement barbare sans fendre quelques crânes, aérer quelques glottes, ou débiter quelques membres !
Voici donc une planche qui saigne, avec le story et le pourquoi du comment qu’il a fait ça le Morgann.
UN MOT SUR LE CONTEXTE :
On va le faire bref, pour ne pas spoiler, et parce qu’on s’en fout de l’histoire là tout de suite, c’est pas le propos.
Donc notre ami Siorn est en embuscade dans un arbre et saute sur 3 “ennemis” qui viennent d’abattre leur proie dans une partie de chasse à l’homme. Il en tue deux, mais le dernier, un arbalétrier va lui faire la peau (le salaud!)… sans compter sur l’intervention d’Hebryn, brave guerrière des steppes qui a suivi Siorn dans son périple.
Morgann se retrouve donc à gérer une différence de hauteur, puis un combat très très rapide, ponctué par l’arrivée d’Hebryn… le tout en une planche. Merci qui?
LE STORY-BOARD :
Tout le dynamisme et la lisibilité de la planche se jouent là. Et au passage si c’est mal découpé par le scénariste, c’est pendant cette étape qu’on s’en aperçoit.

Si on y regarde d’un peu plus près :
- C1 contre plongée pour poser les 3 hommes à abattre et Siorn dans l’arbre + C2 plongée pour préparer l’action = simple, efficace, imparable.
- C3 bien fait, ça t’apprendra!
- C4 on reste près des ennemis. Ils sont surpris, ont à peine le temps de bouger : prendre du champ leur permettrait de souffler et ferait redescendre la tension. A noter tout le premier strip en vertical, pour gérer justement la différence de hauteur initiale.
- C5 à partir de là, la verticalité n’est plus de mise, Siorn étant descendu de son arbre. On passe à l’horizontal avec une succession de bandes vachement écrasées pour rester sur une action rapide (en BD, plus c’est étroit plus ça va vite), donner tout l’espace nécessaire au développement des combats, et pour la dimension cinématographique très alléchante pour les mirettes.
- C6 on prend du champ. Surprenant? Pas tant que ça : Hebryn ne va pas tarder à intervenir, bien cachée derrière les arbres justement. On prépare son arrivée sans la parachuter. Et au passage, le dézoom brutal crée une suspension du temps, accompagnant un ralentissement de l’action. Vous remarquerez au passage comment Morgann place les 2 personnages dans un “écrin” d’arbres situés en amorce, afin de bien rester focaliser sur eux.
- C7 Hebryn utilise des bolas (voir ci-dessous) pour se débarrasser du dernier bad guy. Comment matérialiser le tournoiement des bolas avant impact? Comme en C7, pardi!
- C8 on reprend du champ, l’action est finie. Hebryn arrive, prend le pas sur tous les autres par sa présence à l’avant plan et en hauteur. Siorn, merdeux et surtout mort sans son intervention, est relégué à l’arrière plan.
SÉQUENCE “ARME ANCIENNE” :
(image : source Wikipédia)
Le bolas est une arme de jet formée de 3 sphères lourdes reliées par une corde, qu’on fait tourner super vite au dessus de sa tête avant de la balancer sur l’ennemi pour l’entraver.
LA PLANCHE ENCRÉE :
Et hop, comme tu as tout bien lu jusque là ami lecteur, te voilà récompensé avec la planche finale !

Ah la C3… j’ai hâte de la voir en couleurs! Vous noterez le changement de texte en C6 : un “fumier” remplace le “bâtard” initial, pour un effet plus médiéval et moins “wesh wesh”.
Siorn (tome 1/2) est prévu pour courant 2012 chez Soleil.
A y est, Cédrick Le Bihan, le merveilleux dessinateur du TUEUR DU BOIS MESDAMES, a pris sa vitesse de croisière. Difficile de montrer des planches en évitant les spoilers sur ce projet… Alors du coup, voici quelques cases un peu “neutres” et qui ne se suivent pas forcément, pour vous montrer le rendu définitif de la BD.
Enjoy! :)




Le TUEUR DU BOIS MESDAMES est prévu pour courant 2012 chez Même pas Mal.
La sortie du tome 1 de L’OURS-LUNE est prévu pour courant janvier 2012 ! Une BD dans un univers glacial pour un hiver 2011/2012 annoncé comme polaire… idéal pour lire au coin du feu, les doigts de pied léchouillés par les flammes, un verre de whisky à la main, non ?
Pour fêter ça, en avant première rien que pour vous bande de %!§#*$ la couverture du tome 1 (en cours de calage).

Et hop en bonus, le texte de 4ème de couv :

Winter is coming ! :)